Bubaropolis (Concert-Spectacle)

UN MONDE BUBAR

Plateau : désert, terreau de tous les possibles.

Peu à peu, des tâches, presque des formes, émergent, par le bas, par le haut, par les côtés : assemblage d’éléments disparates, mobiles suspendus, bras qui s’allongent. Les textures s’entremêlent les unes aux autres, jusqu’à bâtir des volumes distincts, des chemins sonores, des jeux géométriques. Le regard alors s’ouvre, cherche, se prête au jeu. Ça pêche à la ligne, ça tourne en rond, ça rebondit, ça circule, ça inverse, ça renverse. Une mécanique est en route, qui obéit à sa partition et à sa logique propre. Elle donne le jour à Bubaropolis, ville-jeu où le décalage et l’amusement s’érigent en règle. Tout s’imbrique, se déploie, interagit, progresse… quand l’animation, envahie par ses élans multiples, perd pied et s’affole…

Dans l’ombre de Norman McLaren (Spectacle Ciné-concert)

NORMAN MCLAREN

Ce spectacle est né du désir du Trio de Bubar de créer une véritable rencontre entre un univers sonore – le sien – et l’image animée – celle de Norman McLaren. Cet inventeur visionnaire a tout de suite inspiré les musiciens. Le détournement de l’image, propre à l’esthétique de McLaren, trouve immédiatement un écho dans leur démarche : détournement des objets, invention de formes singulières, capacité d’autodérision derrière  une grande maîtrise technique.

La cursivité du dessin animée constitue également une forme de partition pour les musiciens qui composent à partir de la rythmicité des images. Ce rythme est comme une trame secrète mise à jour par les percussionnistes. Différents univers, comme autant de petits mondes, ressortent de ce spectacle en passant de l’ambiance géométrique de Lignes horizontales, au surnaturel de A phantasy  pour finir sur les scènes burlesques de Voisins.

Les images de Mc Laren se donnent à nouveau à entendre à travers la composition sonore et inouïe du Trio de Bubar.  La poésie et l’humour sont au service d’une virtuosité évidente mais discrète.

EMUPONG – Gare de Berlin (Video Extract)

TABLE DE PING-PONG INTERACTIVE

Les émeudroïdes ont présenté l’ultime avatar de l’EMUPO à la capitale teutonne toute esbaudie, dans le cadre de Ankunft : Neue Musik. Nous sommes arrivés en gare le 31 Août avec armes, bagages et table de ping pong. Nous ne sommes d’ailleurs pas allé beaucoup plus loin ; c’est même dans cette gare que nous avons installé ce futur best-seller déjà bien connu sous le nom d’Emupong, conçu en collaboration avec Wolfram Sander. Est-il utile de préciser que les clubs de tennis de table se l’arrachent d’ores et déjà – une étude de marché préalable ayant en effet bien montré l’attirance (au demeurant suspecte) des entraîneurs pongistes pour la musique concrète.

Conception, réalisation : Roméo Monteiro, Joris Rühl, Wolfram Sander

Les Émeudroïdes – Neos Music

Premier disque d’une série à paraitre sous le label Neos-Music.

“ L’Emeudroïde paraît adapté aux environnements les plus opposés. Il transite dans les espaces lisses, quasi désertiques de l’électroacoustique (L’homme chaussure), mais sait aussi se faufiler dans le quadrillage urbain des rythmes les plus resserrés (Volutes Villeuses). Son langage, capable d’une limpide articulation contrapuntique (Squirrel 27) peut aussi bien se dissiper dans le pur souffle (Chips), ou se désagréger dans le cri (Volutes).

La multiplicité des timbres audibles et des formes identifiables suggère que l’Emeudroïde est un animal voyageur.[…] ” Liner notes PSG

Chiaroscuro (Concert-spectacle)

Chiaroscuro est une pièce pour un rideau et quatre côtés.

Spectacle manifeste de l’esthétique bubaresque, les objets y sont mis en scène à travers une structure scénique particulière : la cage. Ce dispositif permet d’apprécier progressivement l’intimité des objets, dans un parcours qui va des balbutiements de l’enfance à l’expression assurée du geste musical. L’instrumentarium met en jeu de nombreux jouets d’enfants qui parlent à la mémoire de chacun, petits ou grands…

UN CLAIR-OBSCUR ANIMÉ

Cette volonté de donner à entendre par le regard a orienté la scénographie vers une structure mobile qui présente plusieurs possibilités scéniques : les quatre faces d’un cube ainsi que l’espace qui l’environne. La structure occupe la scène en créant deux espaces : un espace intérieur et un espace extérieur.

Les différents moments musicaux sont organisés autour du changement de cadre par rotation dans l’espace scénique qui devient dès lors une zone de jeu aménagée avec des stands d’instruments suspendus.